Ce serait peut-être l'occasion pour que certains toubib, certains hôpitaux se renseignent sur la façon de respecter les malades, la souffrance physique et psychologique des malades...
J'ai fait un élevage de crabes, et Papycha a été emporté par le pire des crabes, je sais donc de quoi je parle.
J'ai expérimenté un très grand hôpital parisien et un grand hôpital à 40km de chez moi.
Papycha est allé dans ce même grand hôpital de mon secteur et le tout petit hôpital du coin.
Bilan :
Le CHR à 40km a une façon spéciale de traiter la douleur.
Pour Papycha, en additionnant des tas d'anti-douleur pour mettre le moins possible de morphine .
Pour moi, c'est en me disant que je suis très douillette (le n°2 était bien moins méchant que le premier, 18 ans + tôt).
Et je n'oublierais jamais l'annonce pour Papycha : Vous avez un mésothéliome, vous savez ayant travaillé à Jussieux, c'était prévisible, => rayons + vous prenez RV avec Dr Machin pour la chimio. Rien d'autre !
Et le Dr Machin a donné la fréquence rien de plus, si ce n'est donner des anti-douleur...
A Paris, on ne te laisse pas partir tant que tu as des questions à poser. Comme je suis multi-récidiviste (j'y étais avec mes n°3 & 4), j'ai posé des questions sur le mésothéliome de Papycha. C'est eux qui m'ont donné des réponses sur cette m**, qui m'ont déniché un RV à l'hôpital de Caen, antenne française de l'observatoire mondial du mésothéliome.
Par choix, mon mari a préféré ne pas perdre de ce temps si précieux qu'il lui restait à faire de la route.
Petit hôpital de 22 lits à côté de chez moi :
J'ai amené Papycha aux urgences le 21/12/2007, en disant << c'est un mésothéliome qui manque d'air>>.
Branle-bas de combat (il était 21h30) ils ont tout laissé tombé pour me le bichonner. En moins d'une 1/2 heure, ils avaient vu les patchs de morphine et m'ont regardée, surpris qu'il ne soient dosés qu'à 125mg, et que ça aurait été plus confortable de mettre à 250, voire plus, avec l'éventuel ajustage en anti-douleur... ce qu'ils ont fait rapidement.
J'avoue que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu si "bien", en paix.
On savait que la fin approchait, Papycha leur a dit qu'il était hors de question d'aller au CHR à 40km.
C'est donc là qu'il s'en est allé doucement, le 1er janvier 2008.
Alors cette histoire de journée mondiale contre le cancer, ça me fait hurler, car ça ne vise certainement pas les bonnes personnes !
C'est pour ça que j'ai poussé mon coup de "gu**le". Juste pour qu'il n'y ait plus de différence de traitement.